Friday Heirloom 33: Musée Delacroix, Paris

Friday Heirloom 33: Musée Delacroix, Paris

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(English, Français, Español, Italiano, 中文)

Devote resources to creating moments for people. Go the extra mile and don’t be scared to dare. Only by getting out of your comfort zone you become the well-rounded person you were born to be.  

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Cover Photo: Victoria, Manuscript by Delacroix. Musée Delacroix, Paris

“Why don’t you wear black shoes like all the others?”

“Because I’m not like all the others.”

As I’m thinking about the movie Chocolat with Johnny Depp, my green-stoned rings remind me of how much it has changed in a year. I still have the dress, the hat and the pearl necklace used in the photos we took on California Street, but I don’t live there anymore. I will always remember that December afternoon, going up and down Russian Hill, a little tipsy.

And now I’m sitting in front of the Musée Delacroix, Saint-Germain-des-Prés, Paris. I’m talking to a lady whom I’ve just met (blah, blah, blah… she is actually talking to me while I’m trying to capture the details on the front porch. And I’m thinking “I can’t believe the painter actually lived here…”).

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This lady has many stories under the belt, and she would tell me how she could connect with this man and that woman just through the art of storytelling, as “not the ideas, but the best stories are the ones that win, and how you make people feel through them”.

I had just met her and, in fact, I felt I had known her for years. 

Going up the elevator to join the party, I remember feeling a little disoriented: what is expecting me upstairs? How big is this place? DiscomfortEntering the museum’s main hall and seemingly knowing no one, I debate between hitting the gardens or looking at my phone, but instead I introduce myself to her: “Hi, I’m Angela and you are?” 

I try to make it a priority to talk to at least two people I don’t know for every person I kind of know. Next, I think: who doesn’t want to be smiled at and agreed with? And that’s my strategy, right there. If my object of conversation makes people feel good, great! But if I make people feel at ease with no matter what object, well, that is golden. And then: Will I rule (ruin) the party? I’m even putting on a show with my glass. Sculptures and manuscripts surround us and I’m scared the Veuve Clicquot will somehow get into the cabinet of curiosities…

As we are in the reading room, the lady and I stumble upon a quote by Goethe:

“If you treat an individual as he is, he will remain as he is. But if you treat him as if he were what he ought to be, he will become what he ought to be and could be.”

What a beautiful reminder to give people a chance.

From that quote, the lady opened her soul to me. She had never had an adventure until the moment someone pushed her off a bridge, completely clothes-less, and she actually loved the feeling. Or when she visited her first museum with her father and then she started heirlooming every week until opening her own museum, somewhere by the mountains of Colorado.

(Blah Blah Blah… This lady goes on, and on, and on. Life is only one… The time we’re given is too short not to run, climb, hike, talk to strangers and act with intention. The world is beautiful; make it yours, my darlin’. Lose yourself in a new city from time to time, live a life of adventure, swim naked in the ocean. And forgive yourself if at times you accept less than what you deserve. But don’t do it often…)

We were hungry by then. We left the party and went falafel tasting in the Marais. Although every local has its own views, we decide to sit by a nearby church and listen to street music, the wind on our cheeks.

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Presentation of an Orange, Musée Delacroix, Paris

FR

Consacrez vos ressources à créer des instants avec les gens. Faites tout ce que vous pouvez et n’ayez pas peur d’oser. C’est seulement en sortant de votre zone de confort que vous devenez la personne que vous êtes née pour être.

“Pourquoi ne portes-tu pas des chaussures noires comme toutes les autres ?”

“Parce que je ne suis pas comme toutes les autres.”

Tandis que je pense au film Chocolat avec Johnny Depp, mes bagues ornées de pierres vertes me rappellent à quel point ma vie a changé en un an. J’ai toujours la robe, le chapeau et le collier de perles utilisés dans les photos que nous avons prises sur California Street, mais je ne vis plus là-bas. Je me souviendrai toujours de cet après-midi de décembre, montant et descendant Russian Hill, un peu pompette.

Et maintenant je suis assise devant le Musée Delacroix, à Saint-Germain-des-Prés, à Paris. Je parle à une femme que je viens de rencontrer (bla, bla, bla… c’est elle qui me parle en réalité pendant que j’essaie de saisir les détails à l’entrée.) Je pense : « C’est incroyable que le peintre ait vécu ici… » ).

Cette dame a beaucoup d’histoires en poche, et elle me racontait à quel point elle pouvait s’entendre avec cet homme et cette femme juste à travers l’art de la narration, c’est-à-dire “pas les idées, mais les meilleures histoires sont celles qui gagnent, et les sensations que vous donnez aux gens à travers elles”.

Je venais de la rencontrer et, en fait, j’avais l’impression de la connaître depuis des années.

En remontant l’ascenseur pour rejoindre la fête, je me souviens d’avoir été un peu désorientée : qu’est-ce qui m’attend à l’étage ? Quelle est la taille de cet endroit ? Malaise.

Entrant dans le hall principal du musée et ne connaissant apparemment personne, j’hésite entre sortir dans les jardins ou regarder mon téléphone, mais au final je me présente à elle : “Salut, je suis Angela et vous êtes ?”.

J’essaie d’en faire une priorité de parler à au moins deux personnes que je ne connais pas pour chaque personne que je connais. Ensuite, je pense : qui ne veut pas recevoir un sourire et se sentir en accord avec autrui ? Et c’est là ma stratégie : si l’objet de ma conversation fait que les gens se sentent bien, super ! Mais si je rends les gens à l’aise avec n’importe quel sujet, eh bien, c’est précieux. Et puis : vais-je régner (tout ruiner) à la fête ? Je fais même un spectacle avec mon verre. Des sculptures et des manuscrits nous entourent et j’ai peur que le Veuve Clicquot n’entre dans le cabinet des curiosités…

Alors que nous sommes dans la salle de lecture, la dame et moi tombons sur une citation de Goethe :

“Traitez un individu comme il est, il restera ce qu’il est. Traitez-le comme il doit et peut devenir, il deviendra ce qu’il doit et peut être.”

Quel beau rappel qu’il faut donner une chance aux gens.

A partir de cette citation, la dame m’a ouvert son âme. Elle n’avait jamais eu d’aventure jusqu’au moment où quelqu’un l’avait poussée d’un pont, complètement déshabillée, et elle avait vraiment ressenti de la joie. Ou quand elle avait visité son premier musée avec son père, et puis qu’elle avait commencé à faire des heirlooms chaque semaine jusqu’à l’ouverture de son propre musée, quelque part près des montagnes du Colorado.

(Bla Bla Bla… Cette dame continue encore et encore… On ne vit qu’une fois… Le temps qui nous est accordé est trop court pour ne pas courir, grimper, marcher, parler à des étrangers et agir avec des intentions. Le monde est beau, approprie-le-toi, ma chérie… Perds-toi dans de nouvelles villes de temps en temps, vis une vie d’aventure, nage nue dans la mer. Et pardonne-toi si parfois tu acceptes moins que ce que tu mérites. Mais ne le fais pas souvent…)

Nous commencions à avoir faim au bout d’un moment. Nous avons quitté la fête et nous sommes allées déguster des falafels dans le Marais. Bien que chaque personne du coin a ses propres manières de voir, nous décidons de nous asseoir près d’une église voisine et d’écouter de la musique de rue, le vent sur nos joues.

ES

Dedica recursos a crear momentos para las personas. Ve más allá y no tengas miedo de atreverte. Solo al salir de tu zona de confort te conviertes en la persona completa que has nacido para ser.

“¿Por qué no usas zapatos negros como todos los demás?”

“Porque no soy como todos los demás.”

Mientras pienso en la película Chocolat con Johnny Depp, mis anillos verdes me recuerdan cuánto ha cambiado todo en un año. Todavía tengo el vestido, el sombrero y el collar de perlas que llevaba puestos ​​en las fotos que sacamos en California Street, pero ya no vivo allí. Siempre recordaré esa tarde de diciembre, subiendo y bajando por Russian Hill, un poco contentilla.

Y ahora estoy sentada frente al Musée Delacroix, Saint-Germain-des-Prés, París. Estoy hablando con una mujer a la que acabo de conocer (bla, bla, bla… en realidad ella me está hablando mientras intento capturar los detalles en el porche delantero. Y estoy pensando “No puedo creer que el pintor realmente viviera aquí…”).

La señora tiene muchas historias que contar y me explicaba cómo podía conectarse con aquel hombre y aquella mujer simplemente a través del arte del storytelling, ya que “no son las ideas sino las mejores historias las que ganan, y cómo haces sentir a la gente con ellas.”

La acababa de conocer y, de hecho, sentía que la conocía desde hacía años.

Subiendo al ascensor para unirme a la fiesta, recuerdo que me sentí un poco desorientada: ¿qué me espera arriba? ¿Cómo de grande era el lugar? Incomodidad. Al entrar al salón principal del museo y sin a simple vista conocer a nadie, debato entre dirigirme a los jardines o mirar mi teléfono, pero en vez de eso me presento a la mujer: “Hola, soy Angela, ¿y tú?”

Intento que sea una prioridad hablar con al menos dos personas que no conozco por cada persona que conozco. Luego, pienso: ¿quién no quiere que le sonrían y estén de acuerdo con ellos? Y esa es mi estrategia, allí mismo. Si mi tema de conversación hace que la gente se sienta bien, ¡genial! Pero si hago que las personas se sientan cómodas sin importar el tema, bueno, eso es oro. Y luego: ¿Controlaré (arruinaré) la fiesta? Incluso estoy montando un espectáculo con mi vaso. Esculturas y manuscritos nos rodean y me da miedo que el Veuve Clicquot se meta de alguna manera en el cuarto de maravillas…

Mientras estamos en la sala de lectura, la mujer y yo nos topamos con una cita de Goethe:

“Si tratas a un individuo como es, él seguirá siendo como es. Pero si lo tratas como si fuera lo que debería ser, se convertirá en lo que debería ser y podría ser.”

Qué hermoso recordatorio para darle una oportunidad a la gente.

A raíz de esa cita, la señora me abrió su alma. Nunca había tenido una aventura hasta el momento en que alguien la empujó desde un puente sin ropa y realmente le encantó la sensación. O cuando visitó su primer museo con su padre y luego empezó los heirlooms todas las semanas hasta abrir su propio museo en algún lugar cerca de las montañas de Colorado.

(Bla, Bla, Bla… Esta señora sigue y sigue y sigue. La vida solo es una… El tiempo que nos dan es demasiado corto para no correr, escalar, caminar, hablar con extraños y actuar con intención. El mundo es hermoso, hazlo tuyo, querida. Piérdete en una ciudad nueva de vez en cuando, vive una vida de aventura, nada desnuda en el océano y perdónate a ti mismo si a veces aceptas menos de lo que mereces. Pero no lo hagas a menudo…).

Nos moríamos de hambre para entonces. Salimos de la fiesta y fuimos a degustar un falafel en Le Marais. Aunque cada local tiene sus propios puntos de vista, decidimos sentarnos en una iglesia cercana y escuchar música callejera con el viento en nuestras mejillas.

IT

Dedicate risorse alla creazione di momenti preziosi per la gente. Andate al massimo e non abbiate paura di osare. Solo uscendo dalla vostra zona di conforto diventerete le persone a tutto tondo che siete destinate ad essere.

“Perché non metti le scarpe nere come tutte le altre?”

“Perché non sono come tutte le altre.”

Mentre penso al film Chocolat con Johnny Depp, i miei anelli verdi mi ricordano quanto sia cambiato in un anno. Ho ancora il vestito, il cappello e la collana di perle usati nelle foto che abbiamo scattato in California Street, ma non ci vivo più. Ricorderò sempre quel pomeriggio di dicembre, andando su e giù per Russian Hill, un po’ brilli.

E ora sono seduta di fronte al Musée Delacroix, a Saint-Germain-des-Prés, Parigi. Parlo con una donna che ho appena incontrato (blah, blah, blah… in realtà è lei che mi parla mentre cerco di catturare i dettagli sul portico del museo e penso “È incredibile che il pittore sia vissuto qui…”).

Questa signora ha molte storie sotto il mantello, e mi raccontava di come poteva diventare amica di quest’uomo e quella donna solo attraverso l’arte dello storytelling, poiché “non le idee, ma le migliori storie sono quelle che vincono, e le emozioni che date alla gente attraverso di esse”.

L’avevo appena incontrata e, infatti, sentivo di conoscerla da anni.

Prendendo l’ascensore per unirmi alla festa, ricordo di essermi sentita un po’ disorientata: cosa mi aspetta al piano di sopra? Quanto è grande questo posto? Sconforto. Entrando nella sala principale del museo, apparentemente senza conoscere nessuno, sono indecisa se visitare i giardini o guardare il mio smartphone, ma invece mi presento a questa signora: “Ciao, sono Angela e lei è?”

Cerco di farla una priorità quella di parlare ad almeno due persone che non conosco per ogni persona che “quasi” conosco. Poi, penso: chi non vuole ricevere un sorriso e sentirsi d’accordo con gli altri? E questa è la mia strategia. Se il mio oggetto di conversazione fa sentire bene le persone, bene! Ma se faccio in modo che le persone si sentano a loro agio con qualsiasi oggetto di conversazione, beh, ciò è magia. E poi mi chiedo: animerò (rovinerò) la festa? Faccio anche uno spettacolo con il mio bicchiere. Sculture e manoscritti ci circondano e ho paura che il mio Veuve Clicquot entri in qualche modo nel gabinetto delle curiosità…

Mentre siamo nella sala di lettura, la signora e io ci imbattiamo in una citazione di Goethe:

“Se tratti un individuo così com’è, rimarrà come è, ma se lo tratti come se fosse quello che dovrebbe essere, diventerà quello che dovrebbe essere e potrebbe essere”.

Che bel reminder di dare sempre una possibilità alla gente.

Da quella citazione, la signora mi aprí la sua anima. Non aveva mai avuto un’avventura fino al momento in cui qualcuno la spinse da un ponte, completamente senza vestiti, e adorò quella sensazione. O di quando visitò un museo per la prima volta con suo padre e da lì partirono gli heirloom ogni settimana fino a quando aprí il suo di museo, da qualche parte sulle montagne del Colorado.

(Blah Blah Blah… Questa signora continua a parlarmi. La vita è solo una… Il tempo che ci viene dato è troppo breve per non correre, arrampicarsi, perdersi nella natura, parlare con gli estranei e agire con intenzione. Il mondo è bello, fallo tuo, mia cara. Perditi in una città nuova di tanto in tanto, vivi una vita di avventure, nuota senza vestiti nell’oceano e perdonati se a volte accetti meno di quello che meriti. Ma non farlo spesso…)

Ci viene fame. Lasciamo la festa e andiamo a degustare i falafel nel Marais. Sebbene ogni locale sia munito di vista, decidiamo di sederci nei pressi di una chiesa vicina e ascoltare musica di strada, con il vento che ci accarezza le guance.

中文

给自己也给别人一个完善人格的机会,要不惧困难敢于尝试。只有走出舒适圈才能成为你想要变成的那个人。

你为什么不像其他人一样穿黑色的鞋?

因为我不是其他人。

当我正想着约翰尼·德普的电影巧克力时,手指上绿色的石头戒指让我惊觉这一年间生活的巨变。我还穿戴着在加利福尼亚大街上拍照时的裙子,帽子和宝石项链,可我已经不住那儿了。我还会记得那年十二月的午后,微醺的我漫步于旧金山的俄罗斯山。

现在我坐在巴黎圣日耳曼德佩克的德拉克罗瓦博物馆前和一个我刚刚遇到的女士说话(其实是她在不停地跟我讲话,而我只是在观察大门而已…)。画家德拉克罗瓦曾居住在这里实在是太难以置信了。

这是一个有故事的女人,她告诉我怎样通过说话的艺术让一个男人和一个女生产生联系。正如她所说:“重要的不是想法,而是通过一个个美妙的故事让对方对你产生感觉。”

我认识她不过须臾,但却有一种一见如故的感觉。

当我走上楼梯准备参观展览时有些晕头转向:楼上都有些什么呢?大厅有多大呢?局促不安的情绪控制了我。进入博物馆大厅之后我发现人群里没有一个熟人,我在离开这里直接去花园和玩手机之间摇摆不定,最后我决定迈出一步向一位女士问好:“你好我叫安吉拉,请问您是?” 她就是我在前文中提到的那位。

我试着跟至少两个陌生人交谈,谁不想接受笑脸和赞美呢?这便是我的沟通策略。如果我的说话对象让人感觉良好那可真是一件愉快的事情,但要是我的言论能给别人带来乐趣那就更棒了!

当我们在阅览室里时,这位女士和我偶然发现了歌德的一句话:

如果你按照一个人现在的样子对待此人,他就会保持原样,但是如果你把他当作他应该成为的那个人,他就会变成他想要的样子”。

多么美好的句子啊,提醒人们要给他人一个变好的机会。

读到那句话后,这位女士向我敞开了心扉。她此前一直循规蹈矩,直到有人把赤身裸体的她从桥上推下,她体会到了从未有过的新鲜感。亦或者是在和父亲初次游览过博物馆之后她便开始了精彩刺激的人生。每周一次的博物馆探险是必不可少的,最后她在科罗拉多州的山上开设了一家属于自己的博物馆。

(这位女士又跟我说了许多话。生命只有一次,人的一生太短,短到我们无法淋漓尽致地跑步,攀登,徒步旅行,与陌生人交谈,做所有自己想做的事… 这世界多么美好啊,好好享受吧我的朋友!偶尔旅居一个新的城市吧,去冒冒险,在海里裸泳之类的。如果有时劳而无获,那也放过自己吧,不过别让这种事情经常发生就是了…)

最后我们都饿了,我们离开了博物馆去了玛黑区品尝沙拉三明治。虽然这个街区处处都是风景,但我们最后决定坐在教堂旁边,听着街上飘来的音乐,微风拂过我们的脸颊。

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